01 mars 2007

CAUET

      ENCORE UNE SOIREE A LA TELE

Deuxième partie de soirée, sur la une, CAUET a mis un costume, on peut dire une veste, tenue prémonitoire, l'avenir le dira et vite.

On le sens tendu comme l'élastique du slip du clown de service, rasé de prés, avec un tesson de bouteille, le rasoir à lames circulaires n'ayant pas été encore inventé pour des joues aussi proéminentes.

Le stress fait parfois grossir comme le resto d'ailleurs. Lui il cumule, encore quelques années et la télé 16/9 trouvera son vrai sens. Enfin ce n’est pas la grosse déconne comme à la radio, il s'applique, il joue sa carrière, sur un concept innovant, mettre une capote sur le doigt de l'invité et lui poser des questions sur sa sexualité, voir sa vie privée, faut dire souvent, c'est un domaine plus étendu que son talent.

Le plateau est très relevé, comme d'habitude, mais pas très incliné ce qui fait que rien ne bascule. GREGG le » moellon aire est à l'aise », en plus CAUET n'ose pas.

En coulisse, LELAY et MOUGEOTTE surveille la voie d'eau, un œil sur le plateau, un autre sur l'audimat.

MICKAEL YOUNG, qui en est à son dixième plateau télé de la semaine et on est que jeudi, n'y changera rien, il existe du convenu dans la déconne et ses pitreries sont lassantes.

Chercher un extincteur, c'est bon pour le zapping du lendemain, mais bon il faut savoir quelle émission on est venu promouvoir.

En parlant de zapping sur France 2 GUILLAUME DURAND avec campus, ça devrait s'appeler campement, tellement il a l'air installé le guillaume, tu te demandes parfois si le seul effort n'est pas de trouver un titre à une émission.

Pour le reste, c'est là aussi du convenu, un journaliste, un savant, deux présences dues à l'actualité et puis 2 heures à avancer son point de vue sans vraiment écouter l'autre, trop occupé à s'écouter soi même DURAND va faire pivoter ses lunettes dans tous les sens, comme son maître 10 ans avant.

Ca commence par les frasques de la cinquième république, la question la plus stupide étant de  savoir s'il faut dévoiler la vie privée des gens publiques.

Quand on voit le tirage de paris match suite au combat sans issue d'un rocker atrabilaire et d'une comédienne, dont personne ne peut citer 3 films, on imagine le peu d'intérêt qu'ont les gens pour ce genre de révélations.

Le ministre ALLEGRE n'était pas le meilleur client pour ce sujet, d'autres sont bien mieux placés pour parler de ce don d'ubiquité et cette schizophrénie. Pour une fois, ils n'étaient pas sur le plateau. Retenus sans doute, mais de justesse. ALLEGRE lui c'est la science, mais pour vendre beaucoup avec un thème aussi porteur, ce n’est pas gagné alors NEWTON arrive à la rescousse, la gravité démontré  en direct.

On reste sans voix, et on imagine la teneur du bouquin. Tu dois passer ton temps à faire des expériences, Archimède dans ta baignoire, la relativité avec ta montre du haut de la tour Eiffel. Tu achètes un livre pénard, et puis tu te lèves toutes les cinq minutes pour une expérience, si à la fin tu ne mets pas le feu à ton appart, c'est que tu as tout compris. Lui la gravité il l'expérimente à table et pas avec des convives, mais avec une fourchette et un couteau. En plus vu l'allure c'est clair qu'il doit passer plus de temps à table que dans les bras d'une laborantine du CNRS.

Dites Mr ALLEGRE, newton c'est qui ? Tais-toi et croque (à pomme, pour ceux qui n'ont pas encore lu le livre).

Plus tôt dans la soirée, BRUNO SOLO chez STEPHANE BERN. L'émission s'installe, elle se détend, le pire c'est qu'ARIEL aussi s'installe et ça c'est moins drôle. BRUNO SOLO n'avait pas l'air en forme, le costume de PDG d'une start-up ne le transcende pas et puis les soucis d'un chef d'entreprises sont identiques dans le showbiz ou ailleurs.

Ce n’était pas très fun, le coté PME en expansion, l'export, etc... Il va bientôt vivre en direct ce qu'il filme dans un studio, la rigolade du début va laisser la place à du marketing.

En final, si cela continue, la réalité va dépasser l'affliction.

Pour le reste, envoyé spécial sur France 2. Deux reportages sur le "onze septembre", on passe de grounds zéro à un steward karatéka qui te démontre l'utilité de faire dix ans de Kung Fu si tu veux prendre l'avion et qui t'explique comment neutraliser un terroriste, monté dans l'avion avec un cure-dent. A la fin, rituel immuable, l'interview du journaliste qui a commis le truc, et qui vient expliquer ce qu'il a eut du mal à te montrer, malgré 2 tonnes de pellicules, 6 mois d'investigations, des nuits à l'autre bout du monde dans des hôtels toujours trop climatisés, des heures dans les avions sans avoir fait du karaté et des heures à attendre au bord de piscine mal famé (du grec fame). Le générique finira de nous achever, et pourtant la soirée n'est pas terminée.

Posté par emile davis à 19:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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