05 mars 2007

MARC JOLIVET

MARC JOLIVET

On connaissait le commerce équitable, on connaît maintenant le comique équitable. L’arrivée sur un ultime plateau de télé sera discrète comme la chemise et pachydermique comme le propos.

Lui c’est un comique social, à sens.

Il y a le chanteur à textes, le chroniqueur à éthique, on a maintenant le comique à prétextes.

Pas de rires gratuit à

la BIGARD

, pas de jeu de mots sans un double sens ou un contre sens qui pousse à faire travailler les neurones de cette France qui sommeille en attendant le sacre ou plutôt le massacre d’un ambitieux à talonnettes face à un artéfact de bonne maman qui va sauver

la France

en nous faisant croire qu’elle va nous faire des crêpes le dimanche après midi avec du Nutella et de la confiture de fraise.

Ah l’identification à la mère !!!!!!!!

Tout doit reposer sur un théorème, un postulat, une équation, une invitation à la réflexion.

La planète va mal elle sent Bové, il faut donc rire de façon éducative, écologique, alternative, équitable quoi.

Tu vas au spectacle comme à un meeting, tu ne prends pas une  place mais une carte, tu adhères au comique comme à un parti.

Pour un peu tu aurais honte de rire, mais comme ce n’est pas souvent en deux heures de spectacle, tu te lâches.

Si tu as besoin d’un comique à table qui te laisse manger, tu invites MARC JOLIVET, en plus il mange bio.

Ses sentences sur les textes de ses confrères donne le vertige, interdit de se moquer de la gente féminine, blonde de surcroit, comme GUY CARLIER, il commence à donner des notes, des bonnes et des mauvaises.

Un besoin pressant de marquer sa différence à travers des propos à l’emporte pièce, tout cela est lassant.

Qui décide de la finalité d’un sketch en dehors du rire qu’il va déclencher.

BIGARD ce n’est pas DESPROGES et GERRA a un seul point commun avec RUQUIER le prénom et le penchant pour les saucisses.

Y’a-t-il un rire intelligent et d’érudit et un rire lourd et d’abruti ?

MARC JOLIVET va donc passer son temps sur ce plateau télé à osciller et ce n’est pas peu dire entre son rôle de comique et son sens civique, il mange bio je le disais et visiblement en quantité.

Pour le nourrir il faut une bonne dizaine d’hectares sans engrais vu le rendement de ces terres préservées, ce n’est pas la salade qui doit lui engorger le colon mais plutôt les plats en sauce et la charcuterie issue de l’élevage en plein air.

Au milieu du parcours il se met à nous la jouer PAVAROTTI (de veau), les kilos et le talent en moins, mais pour chanter il faut qu’il se lève sinon son estomac lui rentre dans les cotes et les poumons et l’on ne pourrait profiter de l’organe. Un voisin de tablée va entonner avec lui un hymne à la gloire des OGM et va du même coup nous meurtrir les tympans sous un flot de propos génétiques et biochimiques, manque plus que FLORENT PAGNY et YANNICK NOAH , les nouvelles consciences de la chanson écolo et l’on se retrouve avec une comédie musicale sur l’élevage du mouton sur des terres arides et sur les vertus du fromage de brebis sur les pentes vertigineuses de l’opportunisme olfactif et sirupeux du billet de 500 euros lâché en pleine campagne ( électorale)

En final l’émission va prendre l’eau mais pas l’au-delà, elle ne va pas non plus décoller un timbre ni réveiller les consciences endormies de ces soirées languissantes ou les corps meurtris par un avilissement journalier cherche par quelques bribes alignés un refuge joyeux qui arrive toujours tard mais qui telle une félicité va égayer ces cerveaux en demande de bulles à propos enluminés qui l’espace d’un instant te révèle un rictus de joie à p

Posté par emile davis à 19:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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