28 février 2007

MARC OLIVIER FOGIEL

J'avais raté la première, la semaine dernière, lui a raté la seconde, cette semaine.

Je veux parler bien sur de l'émission culte de MOF. Pour ce qui est du culte, on est plus proche de celui la personnalité que de la messe de minuit, l'horaire similaire n'y changeant rien.

Ca commence par un coté intimiste avec les applaudissements discrets du public rangé derrière les invités.

On se croirait presque au parc des princes, ils ont monté des tribunes, les gens sont installés sur 50 travées, certains ont du emmener des jumelles. Comme si cela n'était pas suffisant, l’ovation va durer le temps que MOF annonce le programme ,les invités, les surprises ,le générique de fin ,et la durée du tout, qui va ressembler à rien, mais ça ,on ne le sait pas encore. Il y a un tel brouhaha sur le plateau, que l'émission d'Ardisson parait être enregistré à huis clos en comparaison.

Ca rigole, les invités se congratulent d'être présents à cette foire hebdomadaire, le public est agitée, voir à jeter, enfin il y a de l'ambiance. Les gens vont passer 2 heures à voir le dos des invités, la tête de MOF, et le profil d'Ariane.

La première salve va être composée entre autre de personnes rares à la télé, à commencer par le stakhanoviste du plateau de télé cette semaine, il s'agit bien sur de MICKAEL YOUNG.

Il va occuper la première 1/2 heure avec pas grand chose mais il en a l'habitude, son vrai talent est surement là, occuper l'espace avec peu, ce qui lui est facile, c’est un spécialiste du peu, même s'il en fait souvent beaucoup voir beaucoup trop.

A coté de lui, d’un coté LAMBERT WILSON, son élégance naturelle met en relief les gesticulations du pitre mitoyen, dont les allusions à patrice Chéreau auront du mal à convaincre un public qui n’a pas le temps d'écouter les monologues qui fusent de part et d'autre de la table.

Entre deux applaudissements des rires appuyés, et le plaisir de voir les gens de dos pendant 2 heures, il ne resta que peu de place à l'écoute.

Autre invité que l'on ne voit jamais sur les plateaux, ELIE SEMMOUN .Il était d'une discrétion exemplaire, faut dire qu'il a changé de métier depuis peu, il n'est plus comique chez Arthur, il est devenu chanteur de charme sud américain.

Il est allé voir Florent Pagny en Patagonie, au retour, l’avion est tombé en panne en Amérique centrale.

Il n'en fallait pas plus pour être noyé sous la samba et la bossa. Il va essayer de nous la jouer CARLA BRUNI catégorie moins de 1m50.Il n'a pas encore acheté la guitare, il attend de voir avant d'investir dans du matériel, on le comprend, et vu les premières paroles, ce n’est pas la peine qu'il investisse non plus dans un traitement de texte.

Au milieu de tout ce beau monde, JEAN CLAUDE BRIALY Depuis qu'il a dévoilé sa vie trépidente, on ne le tient plus, d’allusion en allusion, il distille des bons mots.

Plus rien à prouver dans sa carrière, ça donne de l'aisance dans la présence. Gentil avec l'énervé  qui se trouve à sa droite, taquin avec MOF on ne sait jamais, il passe un bon moment, il a de la chance.

LAMBERT WILSON aura lui plus de mal, à placer un mot, devant la diarrhée verbale de son voisin, «bankable" "bizness».

Lui c'est un acteur, il rentre de vilnius, le cœur à la peine et repart au états- unis pour continuer son parcours. On ne le reverra pas demain sur un autre plateau télé, ce n'est pas son métier

Posté par emile davis à 19:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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